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50 piges !

  • slejeunefc
  • 14 nov. 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 15 nov. 2025

Je voulais l'écrire hier, mais je me suis faite kidnappée.

Un demi-siècle.

Rien que de l’écrire, ça me fait froid dans le dos.

On dit que 50 ans, c’est un cap.

Alors soyons honnête : oui, ça me fait carrément peur.

(Même pas vrai ? Si, un peu quand même.)

Quand je regarde en arrière, je me dis que j’ai eu plusieurs vies.

Et je me dis… déjà ?

On me le dit souvent en formation :

« On a l’impression que vous avez eu mille vies ! »

C’est vrai. Et chacune m’a façonnée.

50 balais…

J’ai connu la joie, l’amour, la maternité, la création, les éclats de rire et les folles envies d’avancer.

Et j’ai aussi connu la peur, la honte, la maltraitance.

J’ai été abîmée, physiquement et psychiquement.

Et je veux le dire.

Parce que c’est aussi cela, vivre : traverser, tomber, se relever, recommencer.

50 printemps au compteur… 50 étés dans les pattes… 50 hivers sur le dos…

Je ne cherche pas à effacer ces morceaux d’histoire.

Ils font partie de moi — comme les rides au coin de mes yeux,

comme mes silences avant de parler.

Ils ont nourri ma capacité à comprendre l’autre,

à écouter sans juger,

à enseigner autrement.

50 bougies

Aujourd’hui, mon métier est une manière de relier tout cela :

la douleur et la joie,

la peur et la confiance,

le chaos et la conscience.

Former, accompagner, observer, transmettre :

c’est ma façon à moi de remettre de la lumière là où, un jour, il n’y en avait plus.

50 chandelles…

Et puis il y a mes enfants.

Mes deux grands soleils,

mes deux miroirs (parfois bluffants de ressemblance physique et mentale),

mes deux boussoles.

Ils m’ont appris ce que veut dire aimer pour de vrai :

sans mode d’emploi, sans condition, sans perfection

(enfin eux sont parfaits… moi c’est une autre histoire !).

Grâce à eux, je sais que la vie continue de se réinventer, encore et encore.

L’année de mes 50 ans, je l’ai voulue riche.

Et les surprises l’ont rendue encore plus riche !

Un PACS joliment approché par mon amoureux,

joliment orchestré par nos enfants,

joliment immortalisé par mon neveu (photos à l’appui).

Un moment de beauté, d’amour et de légèreté,

comme un point d’orgue à ces années traversées.

Et lui, mon amoureux, mon partenaire, mon pilier doux…

Il fait partie de cette richesse.

Il m’accompagne quoi que je fasse, quoi que je dise.

Il m’écoute.

Il me fait rire, souvent.

Et il m’aime comme je suis — avec mes paradoxes, mes passions, mes projets un peu fous.

Avec lui, j’ai appris qu’on pouvait être deux sans se perdre,

qu’on pouvait s’aimer sans se posséder.

Et puis il y a ma famille.

Ma sœur, toujours présente,

les cousins et cousines,

les neveux et nièces adorés,

le beau-frère ultra cool,

les parents à qui je dois tant,

ceux qui sont là souvent,

ceux qu’on voit rarement mais qui comptent quand même,

même ceux qu’on n’a pas revus depuis trente ans mais qui continuent de circuler sur les réseaux.

Chacun d’entre vous m’a un peu — ou beaucoup — changée.

Je vous suis profondément reconnaissante.

Et puis, en formation, en coaching, en reclassement, il y a vous aussi.

Quand nos chemins se croisent, vous me dites parfois :

« Tu as changé ma vie. » Je n'ai rien changé du tout, j'ai juste éclairé certaines zones.

Et c’est l’une des plus belles preuves de réussite que je puisse recevoir.

Alors oui, j’ai eu plusieurs vies.

Et je crois bien que la prochaine vient juste de commencer.

Pleine de peinture, de musique, d’amis, de projets,

et de cette lumière que j’ai décidé d’emporter avec moi pour les 50 prochaines années.

Dans l'ordre: photo d'Emeline Simon puis Elouann Bchz


 
 
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