La cohésion comme “seconde lecture” d’une formation
- slejeunefc
- il y a 2 jours
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Dernière mise à jour : il y a 1 jour

En formation, on cherche souvent à transmettre des outils.Dans mes formations, j’ai plusieurs objectifs.
Oui, il y a celui de former à une thématique, de transmettre des repères, des méthodes, des outils.Mais ce que le métier m’a appris avec l’expérience, c’est qu’un outil, sans le savoir-être… ne sert à rien.
Comme je forme très souvent à la communication relationnelle, au management, à la gestion des émotions, à la cohésion d’équipe, j’ajoute presque toujours un volet “cohésion”, quelle que soit la thématique.
Et ce qu’il est important de réaliser — et c’est là tout un art — c’est que cette cohésion ne soit pas perçue comme émanant de la formatrice.
C’est donc tout un métier de construire des activités qui collent au thème, tout en ayant une seconde lecture :faire travailler l’équipe, le lien, la confiance, l’écoute… sans qu’on soit obligé de le dire comme ça.
Parce qu’une équipe qui se sent bien ensemble va plus loin.Elle ose. Elle teste. Elle se corrige. Et surtout, elle va vraiment utiliser les outils au lieu de les laisser dans un coin de la tête… ou dans un placard, “pour plus tard”.
UN SUPER GROUPE!
Et je vais vous avouer quelque chose : quand, en fin de formation, quelqu’un me dit« On avait un super groupe », alors je sais que j’ai gagné.
Pas parce qu’on me complimente.Mais parce qu’on ne dit pas : « c’est grâce à toi ».On dit : « on avait un super groupe ». Et ça change tout.
Parce que si la cohésion tient à la présence de la formatrice, elle s’efface quand elle s’en va. Alors que si elle appartient au groupe, elle a beaucoup plus de chances de rester.
Avec ce petit groupe ici en photo, c’était très parlant : la certification visée, c’était justement management et cohésion d’équipe. Et c'est tout un art d'avoir cette cohésion en fil conducteur sans jamais en paraître le moteur. Dans ce groupe, j’ai rencontré des personnalités vraiment engagées. Des personnes avec une activité pro très chargée, et pourtant elles ont donné.
Elles avaient à cœur d’aller au bout, même avec le fameux remplissage du livret.On sait tous que ça prend du temps… et que ça peut être déstabilisant.
LE TRAVAIL AU SERVICE DE LA COHESION
Et ça, pour moi, c’est un signe fort : quand les gens s’investissent comme ça, c’est qu’il se passe quelque chose.Un collectif se crée. Et c’est exactement ce que je cherche.
La vraie cohésion, ce n’est pas une parenthèse agréable.Ce n’est pas juste un mot qu’on apprend et qu’on décline.
C’est une compétence collective : se parler même quand c’est inconfortable, se respecter, s’encourager, se dire les choses, se serrer les coudes.Et si, après mon départ, le groupe continue à se tirer vers le haut… alors là, on peut dire que la formation a vraiment fait son travail.
ARCHITECTE DE DYNAMIQUE
Finalement, dans mon rôle de formatrice, il y a quelque chose d’un architecte. Un architecte de dynamique.Je pose un cadre clair, sécurisant et vivant.Je propose des activités qui font bouger le groupe dans le fond — pas juste sur la forme.J’encourage l’écoute, le feedback, et surtout la responsabilisation.Je veille à ce que chacun trouve sa place, et que le groupe fasse bloc.



